Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 10:05

OF 02 02 2010 AéroportNouvel aéroport : Béchu met deux conditions

Le candidat de la majorité présidentielle dit oui au transfert de l'aéroport Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes. À condition de régler la question des liaisons ferroviaire et routière.

Des raisons de douter

Devant l'entrée de l'aéroport de Nantes-Atlantique, où il tient sa conférence de presse, hier, Christophe Béchu reconnaît avoir été sensible à des arguments avancés par les opposants au projet de transfert à Notre-Dame-des-Landes. Ainsi, ceux qui renvoient à « des hypothèses de fréquentation faussées ».

Avec des avions de plus forte capacité, les effets de la crise et la concurrence du train qui va aller en augmentant, il y a bien « une faille » dans l'argument saturation de la piste. Le candidat de la majorité présidentielle note aussi qu'en s'éloignant de Nantes, la nécessité d'un nouvel aéroport devient moins évidente. Un moment, il a trouvé l'idée d'un moratoire « séduisante ».

Les conditions de la réussite

En ce début de campagne, le projet lui apparaît pourtant « indispensable ». Il avance des raisons de sécurité, de développement économique et d'attractivité d'un territoire de plus en plus périphérique en Europe. « Reprenant le dossier avec un œil neuf, je suis arrivé à la conviction que le transfert est une nécessité. » Encore faut-il que tout soit réuni pour en assurer le succès, précise-t-il. À l'entendre, ce n'est pas le cas.

Christophe Béchu pointe deux conditions incontournables. D'abord, l'inscription d'une ligne à grande vitesse Nantes-Rennes au schéma national des infrastructures de transport. « Il y a une fenêtre en juin. Si on la rate, le retard sera difficile à rattraper. » On comprend qu'il en a parlé avec François Fillon.

Ensuite, le nouveau franchissement de l'estuaire. On sait que ce n'est pas une priorité de l'État, mais le candidat Béchu y tient. « Ce franchissement permettra aux Vendéens et au Sud-Loire d'accéder à l'aéroport. Ce sera aussi un élément important pour étendre l'hinterland du port de Nantes ¯ Saint-Nazaire. » Sans ces deux dessertes, il lui semble « naturel » que le projet soit remis en cause. Car le nouvel outil resterait alors « l'aéroport de Nantes et non celui du grand Ouest ».

Et maintenant ?

Les présidents de gauche de la Région, du Département de Loire-Atlantique et de Nantes-Métropole... Voilà, à ses yeux, les grands responsables du retard pris sur les dessertes. « S'ils avaient mis dans ces dossiers le quart de l'énergie consacrée à faire taire les opposants, on aurait avancé sur ces dossiers majeurs. » Élu, Christophe Béchu réorienterait l'action de la Région sur ce dossier. « Il n'y aura pas de financement régional pour la construction du nouvel aéroport. La Région concentrera ses financements sur les dessertes. »

Enfin, précise Christophe Béchu, le transfert devra s'accompagner de la fermeture de la piste actuelle, en lien avec Airbus. Car c'est la condition pour que le projet soit compatible avec le Grenelle de l'environnement.

Marc LE DUC.

Par Francois PINTE - Publié dans : presse
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 11:54
Photo-campagne.jpg


Tous en campagne derrière Christophe Béchu.
De l'Alliance Centriste de Jean A
rthuis, au MPF, en passant par le Mouvement Démocrate Chrétien de Christine B
outin, au Parti Radical de Jean-Louis Borloo sans oublier la Gauche Progressiste, Christophe Béchu a réussi l'exploit de réunir sur sa liste l'ensemble des sensibilités de la droite et du centre.

Tous unis, nous
entrons maintenant vraiment en campagne .

Par Francois PINTE - Publié dans : agenda
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 18:24

Monsieur le Président  mes Chers Collègues,

 

Nous voici donc rendus à la dernière session de votre mandat où vous nous présentez votre dernier budget.

 

Le temps vous aura sans doute paru bien  court.

Il nous aura quant à nous paru bien long, vous vous en doutez !

 

L’heure du bilan a donc sonné et c’est enfin l’occasion de le dresser.

Et alors que vous vous noyez dans une autosatisfaction toujours suspecte, comme vous l’avez fait à l’occasion des orientations budgétaires, de façon tout de même indécente lorsque l’on connaît la situation économique de notre Région, nous le dresserons sans aucune concession.

 

-Le premier reproche que je vous ferai Monsieur Auxiette c’est de ne pas avoir su créer les conditions d’un débat serein au sein de cet hémicycle.

C’est incontestablement le premier rendez-vous raté de votre Présidence.

Certes vous n’aviez pas vocation à devenir le Président impartial que l’on trouve dans d’autres Assemblées, puisque vous cumulez cette fonction avec celle de Président de la majorité Régionale, mais au moins auriez-vous pu, dans la droite ligne de vos prédécesseurs, puisque vous les avez tous connus depuis la création de la région, préserver ce climat serein et constructif qui avait toujours prévalu jusqu’alors.

 

Au lieu de cela, vous avez préféré agresser votre opposition parfois jusqu’à l’injure, en n’hésitant pas à lâcher certains de vos collègues, comme dans l’arène de la politique politicienne.

 

Pas une seule fois je ne vous ai vu les interrompre pour retenir leurs invectives, même lorsqu’ils allaient jusqu’à insulter de façon personnelle votre propre prédécesseur, Jean-Luc Harousseau.

 

C’est à une majorité, Monsieur le Président, de créer les conditions d’un bon climat de travail et seul son Président peut en être le garant, en usant de son autorité pour veiller à ce que son opposition soit respectée.

 

On ne retiendra pas cela de vous Monsieur Auxiette.

Ce fut votre premier échec.

 

Cette posture vis-à-vis de votre opposition a été la même, chacun a pu s’en rendre compte, vis-à-vis du Président de la République Française et de son Gouvernement pourtant élus démocratiquement en 2007 après votre propre élection.

 

C’est bien là votre seconde erreur, celle de vous être systématiquement opposé à toutes les mesures mises en place par la majorité nationale comme si, parce qu’elles venaient de l’autre camp, elles ne pouvaient par définition pas être utile à notre pays.

 

Et comme si cette opposition systématique à la rénovation de notre pays ne suffisait pas, vous avez instrumentalisé notre Assemblée Régionale pour en faire un contre pouvoir permanent.

Une sorte d’Assemblée Nationale des Pays de la Loire,

 

Le 2 avril 2004 à l’occasion de votre discours d’installation vous aviez dédié votre victoire à Lionel Jospin en inscrivant ainsi votre action dans la lignée de son parcours.

La vérité, c’est qu’à l’heure du bilan, votre action et vos gesticulations, en particulier en matière de communication, se sont plutôt inscrites sous l’influence de votre nouvelle égérie de la Région voisine : Ségolène Royal.

 

Et alors que celle-ci se fourvoyait dans un discours de façade et d’apparence, elle vous a tous entraînés dans son sillage. Oui, dans toutes vos attaques contre l’Etat, on se demande ce que vous avez fait de l’héritage républicain de Lionel Jospin ?

 

Comment peut-on toujours dire : « c’est la faute de l’Etat », « l’Etat n’a qu’à », en oubliant qu’il n’y a pas deux France, mais une France, dont les Pays de la Loire font partie ?

En oubliant qu’il y a peut être des transferts pertinents, des stratégies qui peuvent être partagées dans la répartition des compétences.

 

Je prends l’exemple emblématique du transfert des TOS qui a été un des faits marquants de cette mandature.

Et bien votre première réaction a été de vous y opposer, votre seconde de dénoncer les coûts de ce transfert, la troisième de créer une commission d’évaluation des coûts et au final vous avez bien du vous en occuper. Ce débat était donc inutile. Inutile d’abord, parce que nous avons toujours été solidaires des dépenses supplémentaires engagées par la région, au-delà de la simple compensation pour un statut plus respectueux de ces agents en particulier en matière de santé. Inutile, parce que nous savions bien que des fonctionnaires territoriaux mieux traités rendraient un meilleur service public.

 

C’est donc bien aussi une avancée sociale que personne ne remet aujourd’hui en cause et je suis heureux de vous avoir entendu à l’occasion de vos vœux avouer du bout des lèvres que c’était donc une bonne mesure gouvernementale.

 

Je crois que vous direz la même chose demain lorsque la reforme de la taxe professionnelle entrera en application. Et alors que vous vous agitiez déjà sur ses conséquences budgétaires, le Ministère de l’Economie et des Finances a publié sur son site un tableau prouvant que la Région serait en théorie bénéficiaire de cette réforme avec un excédant de près de 9 M€ d’euros qui rentrera dans le fond national de garantie individuelle des ressources.

 

Une fois de plus vous avez crié avant d’avoir mal !

Vous avez tenté de faire croire qu’il y aurait des impôts nouveaux pour les ménages, ce qui est faux !

Et bien vous verrez que cette réforme courageuse qui doit permettre de sauver une partie de notre industrie se passera aussi bien pour les collectivités qui auront toute l’année 2010 pour réfléchir avec l’Etat à la pérennisation d’une partie de leur autonomie de ressources.

 

Cette attitude a été la même vis-à-vis de la réforme des universités qui a permis leur autonomie et que personne ne remet plus en cause non plus aujourd’hui. Et il est regrettable que vous n’ayez pas su encourager la synergie entre nos différentes pôles universitaires pour leur permettre de réussir les concours lancés par l’Etat et ainsi bénéficier des plans de réserve aux campus aidés.

 

Cette posture devait forcément avoir des conséquences sur les actions de votre politique.

Parce que l’aveuglement, les certitudes et parfois l’arrogance ne peuvent conduire à la construction d’un projet politique serein, mûri, impartial et donc s’adressant à l’ensemble des Ligériens en évitant de les monter, comme vous n’avez cessé de le faire, les uns contre les autres.

 

Cette posture bête et méchante et si peu crédible aux yeux d’un peuple qui, même en Pays de la Loire, a majoritairement convenu de la nécessité du changement à l’occasion des élections présidentielles, démontre que vous n’avez pas vu que la politique a changé et que vous incarnez définitivement la politique du passé.

 

La crédibilité politique vient aujourd’hui des élus qui sont capables de courage dans leur action et pas toujours de se satisfaire de la démagogie si tentante de dire toujours non aux efforts et oui à une dépense même injustifiée.

 

François Fillon, un autre de vos prédécesseurs, incarne bien aux yeux des Français ce courage politique et il nous y invite tous lorsqu’il appelle à un pacte social sur la pérennisation de notre système de retraite par répartition.

 

Et nous avons tous bien cru pendant 24 heures que la gauche enfin y parvenait dans la bouche de martine aubry avant que les vieux éléphants ou les vieux démons la corrigent. Non décidemment vous êtes incorrigibles !

Et bien c’est bien pour ce courage et ce langage de vérité que les Français l’apprécient chaque jour un peu plus.

 

L’homme politique doit savoir faire des choix, doit s’avoir dire non. Il doit savoir, en dehors des périodes électorales, composer avec son opposition et ses partenaires institutionnels, même s’ils ne sont pas de son bord. Alors, et alors seulement, il gagne en crédibilité en particulier pour obtenir le soutien sur les grands projets de son territoire.

 

Et c’est bien là le troisième échec de votre mandat. Et il découle du second.

Car lorsque l’on combat systématiquement l’Etat, il ne faut pas s’étonner alors de n’avoir pas su créer les conditions spontanées de la confiance nécessaires au montage des grands projets régionaux. Je crois à l’engagement personnel, quelque soit l’étiquette politique, d’un chef de l’exécutif, je crois à sa capacité de persuasion .Force est de constater que vous avez là aussi échoué. Et vous n’avez pu, au fond, vous inscrire uniquement dans des projets que nous avions nous même initiés que ce soit le cyclotron lancé par Jean-Luc Harousseau, les pôles de compétitivités organisés par notre Gouvernement, ou encore le tram-train défendu par Michel Hunault.

 

Rien de grand et d’efficace sur le développement de l’Interland du port, rien de grand et d’efficace sur le rail, Nantes est toujours deux fois plus lent à relier Rennes en train qu’en voiture !, ou sur le fret, rien de grand et d’efficace sur l’énergie, rien de grand encore sur le haut débit pour lequel vous n’avez même pas su conserver le partenariat efficace avec la Bretagne qui nous dépasse désormais largement comme maintenant beaucoup de régions .

 

Rien de grand sur les CTU devenus dotations de « guichet », sans aucune ligne directrice Régionale, une sorte de DGF supplémentaire déguisée, saisie comme une aubaine par les pays mais faisant perdre à la région une occasion d’influer sensiblement dans un domaine choisi.

 

Et c’est tout de même bien là le paradoxe de votre Présidence, de sans cesse accuser l’Etat de ne pas vous donner assez, alors que vous n’avez cessé de vous éparpiller sur des compétences qui n’étaient pas les nôtres.

Cela accentuant la confusion de nos concitoyens dans la compréhension de la répartition des compétences entre les collectivités.

Et c’est bien une des raisons qui a poussé notre Gouvernement à proposer une loi pour la rationalisation de l’organisation territoriale. Qui n’est pas comme vous le dites une recentralisation, mais au contraire une rationalisation de la décentralisation, en affectant à chaque échelon une responsabilité, et en rendant au gouvernement, issu du suffrage universel, donc garant de l’intérêt national, la compétence générale.

Cette rationalisation nous l’engagerons dès cette année avec les collectivités volontaires si nous sommes élus en mars prochain.

 

4ème erreur de votre mandature : vous avez préféré la parole à l’action.

Et vous en avez fait le fil conducteur de votre présidence.

Oui, votre mandat aura plutôt été marqué par le verbe, la discussion, celle de ces plans dont la mise en action attend toujours, de ces interminables assises qui n’ont en définitive rien donné de très original, convenez-en.

Discussion de l’agenda 21 arrivée la dernière année de votre mandature, comme l’ultime et coûteux aveu (plus d’1 million €) d’une inefficacité ou d’un manque réel de volonté politique. Où il ne sera pas question de Notre Dame des Landes. Est-il tabou de parler de ses dessertes au sein de  votre majorité ? Rien sur la coordination des agendas 21 sur le territoire, rien sur la production énergétique électrique et ce, lorsque l’on connaît notre dépendance territoriale. Rien sur une éventuelle centrale solaire comme le Grenelle invite toutes les régions à le faire.

 

Et je ne parle pas de ces multiples assemblées que l’on réunit pour un oui ou pour un non au gré de l’actualité et qui au final coûtent à la collectivité plus qu’elles ne rapportent en idées, en projets concrets.

 

Nous croyons, en ce qui nous concerne, que la concertation se fait de façon naturelle au contact des citoyens que nous retrouvons quotidiennement dans nos missions et qu’il n’est point besoin de toujours vouloir l’organiser, sauf à vouloir l’instrumentaliser.

Pour nous le temps fort du débat c’est aussi la campagne électorale. C’est le temps des consultations et des engagements.

 

Après doit venir le temps de l’action et non celui de nouvelles et interminables discussions synonymes d’immobilisme.

 

Voilà pourquoi nous opposerons à votre slogan « la gauche en action » somme toutes assez peu crédible aujourd’hui, celui « d’agir vraiment ».

 

5ème erreur : votre retard impardonnable dans le lancement du Plan de Relance Régional, démarré 9 mois après celui du Gouvernement. Cette erreur est d’autant plus coupable que vous saviez parfaitement qu’un tel plan prend du temps à montrer ses effets. Nous vous avions pourtant sensibilisé sur la nécessité d’un plan d’actions Régionales,  nous vous avions même offert l’unité régionale sur ce sujet dès le mois de septembre 2008.

 

Et c’est toujours dans cet esprit constructif que nous avons voté le plan enfin présenté 9 mois plus tard. Mais que de temps perdu, que de conséquences humaines et sociales qui auraient sans doute pu être évitées ou du moins atténuées. Je me souviens qu’en 2007, année de forte croissance vous vous targuiez d’avoir un taux de chômage très inférieur à la moyenne nationale et ce, vous le disiez, naturellement grâce à votre action régionale. Je constate, moi, que l’écart d’un point  et demi de moins de chômeurs que nous avons toujours eu historiquement en Pays de la Lire est en train de fondre depuis le début de la crise puisque nous ne sommes plus qu’à un petit point d’écart  avec le niveau national. Mais sans doute est ce, cette fois-ci, à vos yeux, de la faute du Gouvernement.

 

Et au final, la vérité c’est que nous sommes déçus, déçus  de vous avoir fait une seule fois confiance dans ce mandat car en pratique ce plan, si brillamment présenté en terme de communication, se révèle dans son application beaucoup moins prometteur. Car à la vérité, au delà des mises en scène, des effets d’annonce, qu’elle ne fut pas notre stupéfaction de constater à l’occasion des présentations des Orientations budgétaires que vous aviez programmé pour votre Budget 2010 moins d’investissement qu’en 2009, sans que d’ailleurs cela ne vous pose le moindre problème de cohérence ! J’allais dire de conscience. Les 256 M€ annoncés se sont dissous dans un budget annuel classique.

Tout vous est donc permis en termes d’hypocrisie.

 

La vérité c’est que votre budget 2010 n’est pas sincère. Vous manipulez les chiffres pour leur faire dire ce que vous voulez. Vous faites l’addition des budgets d’investissement traditionnels et vous faites croire qu’ils sont exceptionnels. Or la vérité c’est que le plus souvent ils baissent comme c’est le cas dans le domaine de l’éducation qui perd en 2010 près de 10 M€ dans la construction et travaux des établissements publics.

 

Et au final votre plan pluriannuel 2006 2010 d’investissement enregistrent de votre aveu même 2 ans de retard.

 

Là aussi par manque d’anticipation et de réelle volonté politique d’orienter vraiment et pas seulement en le disant, notre budget vers l’investissement.

 

Et que penser de votre emprunt Régional qui vient au final essentiellement financer des lycées qui étaient déjà programmés dans le plan pluriannuel donc bien avant la crise ! Est-ce à dire qu’il n’aurait pas vu le jour sans cet emprunt qui s’apparenterait alors à de la cavalerie budgétaire.

 

Emprunt par ailleurs que le contribuable ligérien paiera plus cher que si vous l’aviez souscrit sur les marchés financiers, comme nous vous l’avions suggéré. En fait, la vérité c’est que cet emprunt apporte juste un peu d’argent frais que vous n’aviez plus, et ceci nous le savons bien parce que vous dépensez beaucoup trop en termes de fonctionnement en tous genres.

 

Mais je laisse le soin à notre excellent collègue Daniel Augereau, qui n’a cessé depuis mars 2004 de mettre en exergue vos erreurs et de dénoncer vos gaspillages de revenir sur le fiasco financier de votre mandature. Daniel Augereau auquel chacun comprendra que je souhaite ici rendre au nom de mon groupe un hommage particulier pour avoir été le garant  des réalités budgétaires en dénonçant et démontant tous vos artifices, toutes vos procédures pour cacher des réalités financières moins glorieuses que vous ne voulez le faire croire. Vos quolibets à son égard n’auront été qu’une parade irrespectueuse pour dissimuler votre gêne et refuser d’admettre la réalité.

 

Et de là vient votre 6ème erreur, celle de n’avoir pas été fidèle à l’engagement social que vous pouviez légitimement porter.

 

Mais être social ce n’est pas simplement donner de l’argent ni même à ceux qui en ont le plus besoin.

 

C’est aussi surtout être respectueux de la dépense publique et ne rien engager surtout durant une période de crise comme celle que nous traversons, des dépenses qui ne revêtirait pas un caractère absolument utile et donc compréhensible par nos concitoyens. Et force est de reconnaître que vous n’avez pas été fidèle à cet engagement. Par exemple lorsque vous avez décidé de voyager aux frais réels.

Par exemple lorsque plus de 6 élus, dont vous-même Monsieur le Président, ont voyagé en moyenne un mois par an durant les 5 dernières années qui viennent de s’écouler.

Par exemple lorsque vous dépensez plus de 18 Millions d’euros par an en communication, le plus souvent non pas pour la Région mais pour vous faire connaître.

 

Immorale encore votre attitude lorsque vous jouez sur les dates électorales de la République pour lancer une dernière campagne vous mettant en scène avant que le slogan ne soit repris par le parti socialiste comme un ultime aveu de votre cynisme et de votre hypocrisie.

 

Votre 7ème  erreur : Mais au fond elle vous résume, c’est que tout chez vous n’est qu’idéologie.

Lorsqu’il faudrait du pragmatisme, de la concertation, de la souplesse, de l’analyse, lorsqu’il faudrait reconnaître parfois ses erreurs.

Idéologie pour le lycée de Beaupreau. La question d’une construction méritait d’être posée et nous en avions soutenu le principe au nom de la pluralité.

Mais alors que toutes les enquêtes montrent que sa réalisation mettra en danger le réseau des établissements publics et privés existant déjà aux alentours, vous prenez la décision, envers et contre tous, de le poursuivre, là aussi beaucoup d’argent public en jeu qui risque par votre entêtement d’être jeté par la fenêtre.

Idéologie et sectarisme envers le personnel dont vous avez fait preuve dès le début du mandat avec des conséquences humaines parfois très lourdes dont vous n’aviez que faire.

 

Et c’est l’occasion pour moi de saluer et de remercier le personnel de notre Région, pour leur travail durant ce mandat.

 

Je veux leur dire qu’ils n’ont rien à craindre d’une future alternance pour peu qu’ils en acceptent et en respectent le principe. Nous avons toujours su respecter par le passé les convictions personnelles de chacun, ce qui ne fut incontestablement pas le cas durant cette mandature.

 

Notre seule exigence sera professionnelle que chacun en soit bien conscient.

 

Voilà vos 7 erreurs Monsieur Auxiette : une présidence partiale et intolérante, une opposition systématique au Gouvernement de la République, une incapacité à défendre de grands projets, la parole et l’apparence plutôt que l’action, le manque d’anticipation face à la crise, l’immoralité de la dépense publique, tout ceci couronnée par une idéologie exacerbée Voilà vos 7 erreurs, Monsieur Auxiette, qui sonnent un peu comme les sept péchés capitaux de votre présidence. Elles l’ont imprégné et en ont montré les limites.

Et voilà aussi sans doute pourquoi chacune des composantes de votre majorité souhaitent aujourd’hui reprendre sa liberté. Comme le nécessaire et légitime besoin de prendre ses distances, de ne pas tout cautionner en un mot de se désolidariser d’un bilan qu’ils tenteront jusqu’à demain soir de défendre avant de s’empresser dès lundi matin en rentrant en campagne de l’attaquer pour marquer leur différence.

 

Et je souris Monsieur Auxiette lorsque je vous entends vouloir faire croire que votre liste de premier tour est unie en débauchant tous les recalés des listes concurrentes à la vôtre. Mais avez-vous au moins prévenu tous ceux qui vont à la soupe du premier tour que vous n’aurez pas de gamelle à donner à tous pour le second. En réalité votre majorité a volé en éclat sur l’autel de l’usure du pouvoir.

Demain la campagne s’ouvre enfin. Nous proposerons aux concitoyens de notre région de tourner la page « Auxiette », incarnant la politique du passé, ne se référant à l’occasion de ses vœux qu’à Pierre Mauroy, tout un symbole, pour ouvrir et se projeter avec ambition avec celui qui incarne pour nous l’avenir de cette région : Christophe BECHU. Son âge, 35 ans, son expérience déjà importante à la tête d’une grande collectivité de la Région, le Maine et Loire et sa réussite comme en témoignent les chiffres suivants :

 

-          1er département de France doté d’un plan départemental de l’habitat,

-          2ème département de France pour l’installation des jeunes agriculteurs (le Maine et Loire est le 5ème département agricole de France),

-          1er département de la région, 2ème département de France à se doter d’une société d’économie mixte dédiée au développement des énergies renouvelables,

-          1er département de France en capacité d’accueil pour les personnes âgées,

-          le 96ème département de France en montant d’impôt départemental.
 

Son pragmatisme, son écoute, son respect des autres et en particulier des plus fragiles comme il l’a démontré à la tête du Groupement d’intérêt public Enfance en Danger, enfin sa forte capacité de persuasion font de lui le meilleur des candidats possibles pour faire franchir un cap à notre Région.

 

Il saura nous préparer, j’en ai la conviction aux défis qui nous attendent : en matière économique, environnementale, d’aménagement du territoire et de formation.

 

Et les ligériens en lui accordant leur confiance démontreront leur foi en l’avenir.


pdf bp 2010 Cliquez ici pour visualiser le diaporama présenté lors de nos interventions

Par Francois PINTE - Publié dans : conseil régional
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 23:54

Communiqué de Presse
Groupe Union des Pays de la Loire - UPL

François Pinte (UMP) 


Haïti : la droite régionale appelle à la mobilisation en faveur des victimes


Réunis ce jour au Conseil Régional, les élus du groupe UPL, par la voix de leur représentant, François Pinte,  demandent le déblocage immédiat d’une aide exceptionnelle en faveur des victimes du tremblement de terre qui a ravagé Haïti le 12 janvier dernier.

Le groupe propose le versement d’une aide de 100 000 € destinée à participer aux actions de sauvetage des habitants de Port au Prince mais aussi des villes limitrophes, touchées par le séisme.

Selon François Pinte : « seule une mobilisation internationale d’envergure peut apporter à ces victimes, hommes, femmes, enfants, aujourd’hui en détresse, le soutien dont ils ont besoin. Par le versement de cette aide humanitaire  exceptionnelle, la région des Pays de la Loire manifestera la solidarité de l’ensemble des ligériens au peuple haïtien ».

haiti.jpgCette aide s’inscrira dans le cadre de la politique de coopération internationale de la région, comme cela avait été le cas en 2005, avec le déblocage de 100 000€ à destination des victimes du Tsunami.

Par Francois PINTE - Publié dans : presse
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 20:46
J'ai assisté avec beaucoup d'émotion aux obsèques de Philippe Séguin.

Il aurait aimé, je crois, la chaleur de l'éloge du Président de la République.



PRÉSIDENCE

DE LA

RÉPUBLIQUE

______

 

 

ÉLOGE FUNÈBRE PRONONCÉE PAR  M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Obsèques de Philippe SÉGUIN

Cour d’honneur des Invalides – Paris - Lundi 11 janvier 2010

 

Philippe,

 

Jamais, jamais je n’aurais imaginé que tu mourrais à 66 ans et que j’aurais à prononcer ton éloge funèbre.

 

Quand on t’interrogeait sur la mort tu disais : « elle arrivera à un moment où la lassitude et le besoin de repos l’emporteront. J’aimerais mourir dans mon lit, entouré des miens, par un temps ensoleillé. Surtout pas d’obscurité… »

 

La mort t’a pris par surprise, dans ton lit, un matin d’hiver. Il neigeait…

 

Au moment où la nouvelle s’est répandue il s’est passé au fond quelque chose d’étrange. Il y a eu comme un grand vide. Ce fut comme si chaque Français découvrait brusquement à quel point ta présence lui était devenue familière.

 

Figure-toi, Philippe, que nous nous étions habitués à ta voix, à tes éclats de rire, à tes colères, à ton regard, à ton sourire. Et sans que nous nous en soyons rendu compte, ils avaient fini par faire partie de notre vie.

 

Avec ta disparition, la France ne perd pas seulement un homme politique, député pendant 24 ans, maire durant 14 ans, ministre des Affaires sociales, président de l’Assemblée nationale, chef de parti. Tu en as occupé tous les postes et toutes les fonctions. Mais pour autant, cher Philippe, t’es-tu vraiment senti un homme politique ? L’as-tu jamais été ? Tout dépend de la définition que l’on en donne. Car en entrant en politique, tu n’avais pas choisi un métier. Tu avais cherché à donner un sens à ta vie.

 

Ta vie, tu n’as cessé d’en remonter le cours. Et jusqu’à la fin, au fond de toi, tu resteras cet enfant, cet enfant qui, un 11 novembre, reçut sur la place de la Résidence à Tunis la médaille militaire de son père.

 

A sept ans, ta mère te remit un cahier dans lequel elle avait rassemblé les souvenirs de ce père, mort à 23 ans pendant la guerre, à l’entrée d’un petit village du Doubs. Toute ta vie, ton père sera ton héros. A l’école, quand on te demandait la profession de ton père, tu écrivais « mort pour la France ».

 

Sur la dernière page de son cahier, ta mère avait écrit :

« Voilà mon fils la fin de ton papa. Sois à son exemple brave, courageux, bon, honnête.

Je te laisse ses notes et toutes nos lettres. Voilà ton héritage. »

 

Jusqu’à la fin, tu resteras cet enfant qu’une mère, veuve à vingt-trois ans, a voulu élever seule, auquel elle a décidé de donner tout son amour, auquel elle a inculqué, jour après jour, des leçons de dignité et de courage.

 

Elle faisait partie de ces mères qui dans l’épreuve, face aux fins de mois difficiles, apprennent à leurs enfants de ne rien accepter qu’ils ne puissent pas rendre.

 

Tu resteras cet enfant, cet enfant meurtri qui, à douze ans, fut obligé de quitter la terre qui l’avait vu naître, où il avait grandi. « Etranger sur sa terre natale et intrus dans son propre pays. Doublement importun. » Tu t’en rappelleras toujours.

 

A cet enfant, la vie a appris que ceux qui n’ont rien sont ceux qui peuvent le moins transiger sur leur honneur.

« Devoir d’orgueil », diras-tu si souvent.

 

La soixantaine passée, tu confieras, toi qui étais si pudique : « On m’a souvent dit atypique : c’était bien une manière de me signifier que je n’avais pas une place évidente, dans un pays où je n’étais pas né, dans une noblesse administrative dont je n’avais pas les titres, dans une vie politique dont je récusais les règles. Alors je me suis raidi dans ma manière d’assumer mes origines, mes responsabilités et mes convictions ».

Devoir d’orgueil.

Devoir de fidélité à l’enfant que tu avais été.

 

Ton père n’avait pas été décoré de la Légion d’honneur. Alors tu la refusas, parce qu’à tes yeux les services que tu avais pu rendre n’étaient pas à la hauteur de ceux que ton père avaient rendus.

Devoir d’orgueil, devoir de fidélité.

 

Tu feras l’ENA par vocation. Toi qui, ta vie durant, ne cesseras de pourfendre le conformisme intellectuel, les idées toutes faites, la primauté de la politique, tu garderas de cette école un bon souvenir.

 

Tu as aimé la France. Tu as aimé la France avec passion.

Si tu l’as tant aimée c’est parce qu’elle était à tes yeux le seul bien de ceux qui n’ont rien. Tu la voulais grande, ouverte, généreuse, exemplaire. Tout ce qui la diminuait ou qui la déshonorait t’était insupportable.

 

Si tu as été aussi attaché à la République, c’est parce que rien n’était plus important pour toi que de donner à ceux qui n’ont rien la chance de devenir quelqu’un. Et à toi, à toi Philippe, le gosse de Tunis, le pupille de la Nation, le « Petit chose » comme tu disais parfois, la République avait donné sa chance.

 

Si tu te dévouas autant au service de l’État, c’est parce qu’il était pour toi l’instrument de la justice, la protection des plus faibles, le garant de cette unité française que tu sentais si fragile, le rempart contre ce retour des féodalités locales que tu craignais toujours. Mais cet État tu le voulais impartial, au-dessus des partis, des factions, des clans, des intérêts.

 

L’État, la Nation, la République, ce fut le cœur de ton engagement. Ces mots, tu ne les as pas seulement réhabilités. Tu les as incarnés. Tu leur as donné ton visage, ta voix. Dans la façon dont tu les prononçais, il y avait une sincérité émouvante qui leur donnait une force particulière. Vouloir toujours être fidèle à toi-même, ne pas transiger c’était ta manière de faire de la politique.

 

Tu as toujours préféré t’en aller plutôt que d’avoir le sentiment de te renier.

 

Toi, si redoutable en campagne, tu haïssais le sectarisme. Tu avais choisi le Gaullisme parce que le Général de Gaulle mettait l’État, la Nation et la République au-dessus de la droite et au-dessus de la gauche.

 

De toutes les fonctions que tu as occupées, celles que tu aimas le plus, ce furent celles qui exigeaient de se placer au-dessus des partis. Tu ne fus jamais plus heureux que comme Maire d’Épinal et comme Président de l’Assemblée Nationale.

 

Aussitôt élu à la présidence de ton parti, tu renonceras à ton mandat municipal, les deux engagements te paraissant incompatibles.

 

Et quand tu seras élu à la présidence de l’Assemblée nationale, tu déclareras :

« Nul ne sera écrasé par personne. J’en donne l’assurance formelle ».

Tu tiendras parole.

 

Premier Président de la Cour des Comptes, tu avais encore mis tes exceptionnelles qualités au service de l’État en donnant à cette institution une aura sans précédent et en engageant une réforme qui bousculait bien des habitudes.

 

Toi qui puisais tant dans l’Histoire pour nourrir ta pensée, tu n’étais pas un homme du passé mais un homme du présent et du futur. Il t’arrivait parfois d’être mélancolique, jamais nostalgique.

 

Pas une fonction que tu n’exerças sans vouloir tout changer.

 

Tu savais que tout ce à quoi tu croyais disparaîtrait si l’immobilisme triomphait.

 

Tu aimais passionnément la politique et si tu as si souvent démissionné, tu ne l’as jamais vraiment quittée. Tu la jugeais sévèrement mais tu pensais qu’elle était plus que jamais nécessaire si nous voulions rester des femmes et des hommes libres.

 

Tu aimais passionnément le sport et tu prenais grand soin de ne jamais en faire.

 

Tu aimais le cinéma. Tu aimais les livres. Mais la politique dévorait tout ton temps. Parce que tu la prenais au sérieux. Tu étais exigeant. Tu te souciais du moindre détail. Tu ne supportais ni l’improvisation ni l’approximation.

 

Tu aimais les gens. Tu les aimais à ta façon mais tu les aimais parce que profondément tu les respectais.

 

Au fond, Philippe, tu as été heureux. Tu as eu la vie que tu t’étais choisie. Tu avais une famille que tu aimais et qui t’aimait…

 

Alors, qui saura jamais pourquoi toi qui aimais tant la vie tu étais parfois si triste ? Qui connaîtra jamais toutes les peines secrètes que tu portais en toi et qui de temps en temps assombrissaient ton visage ?

 

Meurtri, blessé, tu l’as souvent été. Tu t’en es consolé en te mettant au service des autres, en prenant fait et cause pour les plus modestes. Ceux-là, quand tu es mort, ont bien senti que tu les avais aimés.

 

De toi il ne restera ni une théorie, ni une doctrine. Il restera le souvenir d’une vie, d’une vie dans laquelle beaucoup de Français peuvent se reconnaitre parce qu’elle exprime mieux que tout au monde ce qu’est notre pays au plus profond de lui-même.

 


Alors aujourd’hui, dans cette cour des Invalides, dans ce cadre solennel où tu aimais tant ressentir la grandeur de la France, je veux te rendre l’hommage solennel de la Nation que tu as servie avec tant de noblesse et tant de dévouement. Et puis, mon cher Philippe, tu iras dormir, dormir paisiblement au bord de ta chère Méditerranée, sous le ciel bleu et le soleil. Surtout pas d’obscurité.

 

A ta femme Béatrice, à tes enfants, Patrick, Catherine, Pierre et Anne-Laure, à tes petits enfants qui te pleurent, je veux dire la peine et la tristesse de tous ceux qui t’ont aimé.

 

Leur douleur est la nôtre.

 

Qu’il me soit permis de leur dire mon amitié.

Tu vas nous manquer.

Tu manqueras à chacun d’entre-nous.

 

Mais le petit enfant meurtri de Tunis continuera longtemps encore à parler à chacun de nous de son père héroïque, de sa mère institutrice, de son devoir d’orgueil, de la France, de la République, et de ce que nous leur devons.

 

Alors laisse- moi te dire, Philippe, une dernière fois, devant ton cercueil recouvert, comme jadis celui de ton père, du drapeau tricolore, ces mots que tu aimais tant, ces mots qui avaient pour toi un sens si profond que tu n’arrivais pas à les prononcer sans être ému. Oui, mon cher Philippe :

 

Vive la France.

Et vive la République.

Par Francois PINTE
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François Pinte , Conseiller régional des Pays de la Loire,
est aussi Président de l'UMP de Loire-Atlantique

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