Vendredi 1 juin 2012
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11:41

Je suis Etienne Pinte, le père de François.
Certains d'entre vous le savent peut-être, je suis moi aussi engagé en politique puisque j'achève ce mois ci mon mandat de député des Yvelines, après 40 années
d'engagement.
Beaucoup le savent aussi, mon engagement politique a parfois dépassé les courants lorsqu'il était question de défendre les
droits de l'homme ou des causes de justice sociale qui pour moi n'ont jamais été incompatibles avec le programme économique mis en œuvre par le Président de la République sortant.
Ce combat, je sais que beaucoup d'entre vous y sont sensibles et en particulier, François me l'a dit, Joseph Parpaillon, le Maire d'Orvault.
Je veux lui dire, je veux VOUS dire, que je sais qu'une fois élu, François saura reprendre le flambeau, parce que mes combats, il les a toujours soutenus.
Il a reçu cet héritage pas seulement de moi mais de ses grands-parents résistants dont il était très proche et qui lui ont inculqué ses valeurs d'humanisme qu'il
porte en lui aujourd'hui, de façon très profonde.
Ainsi, ce n'est pas simplement le candidat d'une étiquette politique qui se présente devant vous, c'est aussi et peut-être surtout, un homme très construit qui a
reçu un solide bagage moral et intellectuel.
Une dernière chose.
S'il s'est engagé en politique, c'est sans doute que je ne lui ai pas donné un trop mauvais exemple, mais je suis fier qu'il n'ait pas souhaité faire de la
politique dans les Yvelines ou tout aurait été certainement plus facile pour lui. Car le népotisme n'était pas pour lui comme pour moi acceptable. En Loire-Atlantique, son nom est avant tout le
sien.
Dernière confidence.
Lorsque j’ai organisé un petit pot de départ il y a deux mois à l’Assemblée Nationale, Jean-Marc Ayrault est venu de façon très élégante me saluer et il m’a dit,
sans doute sans réaliser ce qu’il disait, en regardant François qui était présent : « Eh bien la relève est assurée ! ». Etait-ce prémonitoire ?
Moi, comme tout le monde ce soir, je le dis : si même Jean-Marc Ayrault le dit, c’est vraiment que c’est possible !
Alors merci de ce que vous ferez pour François.
Ma place et mes combats sont aujourd'hui libres pour lui à l'Assemblée Nationale.
Etienne Pinte