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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 14:19
Je souhaite vous faire connaître l'analyse de la stratégie gagnante de l'UMP pour les municipales d'Aix-en-Provence qu'a publié Guillaume Tabard, Rédacteur en chef au service politique du Figaro.

Je partage totalement cette analyse en perspective de la reconquête de notre région.

Voici cet article paru le 21 juillet dernier dans le Figaro
.

Sur le papier, elle ne pouvait que perdre. Après avoir obtenu 43,31 % des voix au premier tour, Maryse Joissains, maire sortante UMP d'Aix-en-Provence, se retrouvait sans réserve pour le second. Et tous les candidats recalés, jusqu'au divers droite Stéphane Salord, appelaient à la faire battre, donc à faire élire son concurrent socialiste Alexandre Medvedowsky. Dimanche soir, pourtant, Maryse Joissains l'a emporté. D'un cheveu, certes - 187 voix d'avance -, mais qui fait la différence entre un échec et une victoire.

Même partielle, toute élection recèle des leçons nationales. À Aix, d'abord, l'esquisse d'un front commun anti-UMP a échoué. L'opposition cumulée des socialistes, des Verts et des centristes ne constitue pas obligatoirement une offre alternative. Aix-en-Provence n'est pas Hénin-Beaumont. Ou plutôt, l'UMP n'est pas le Front national. Difficile de brandir le péril sarkozyste - ou, ici, le rejet de Maryse Joissains - comme seul argument électoral.

L'autre leçon, c'est le succès d'une stratégie tout entière construite sur un «effet» premier tour. Le pari n'était pas évident. Dans une élection à deux tours, il faut certes s'appuyer sur les siens au premier tour, mais s'assurer de renforts pour le second tour. Cela s'appelle organiser la concurrence. Au nom d'une logique arithmétique qui a sa cohérence.

Mais, à la logique arithmétique, l'UMP préfère la logique dynamique. C'est-à-dire faire le pari qu'un gros score de premier tour suscite à lui seul un effet d'entraînement. C'est la démonstration faite par Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007. Dès le 22 avril, il avait « siphonné » une large part des électeurs habituels de Jean-Marie Le Pen. Il n'avait donc d'autre réserve que les 2,23 % de Philippe de Villiers. La force symbolique de ses 31,18 % du premier tour lui a permis d'attirer au second 7,5 millions de voix nouvelles.

Même phénomène dimanche à Aix-en-Provence. Sans ralliement, sans désistement, Maryse Joissains a gagné 4 872 voix, soit autant que le nombre d'électeurs supplémentaires d'un tour à l'autre. La maire UMP a bénéficié plus que son adversaire du retour aux urnes des abstentionnistes. Un signe qu'un premier tour puissant crédibilise une candidature.

L'examen détaillé des quatre-vingt-six bureaux de vote de la ville montre par ailleurs que le socialiste Medvedowsky n'a pas fait le plein des voix de la liste Aix-Écologie avec laquelle il avait pourtant fusionné. Un signe que l'UMP est notamment créditée du Grenelle de l'environnement et de l'action de Jean-Louis Borloo au ministère du Développement durable. Ce n'est pas parce que les Verts ont appartenu à la « gauche plurielle » que l'opposition peut s'approprier tous leurs électeurs d'aujourd'hui. Aux élections européennes, les 16,18 % d'électeurs des listes de Daniel Cohn-Bendit n'étaient pas tous des sympathisants de gauche. S'il y avait eu un second tour, rien ne dit que certains d'entre eux n'auraient pas voté ensuite pour une liste UMP.

Une élection municipale partielle ne dicte pas une stratégie pour une élection nationale. Mais le résultat d'Aix confirme la ligne fixée par Nicolas Sarkozy et Xavier Bertrand pour les régionales du printemps 2010. À savoir, concilier union et ouverture. L'union, c'est la recherche de listes communes de la majorité. Ce sera le meilleur moyen de sortir en tête au premier tour et donc de créer une dynamique au second. Surtout si, en face, socialistes et écologistes poursuivent leur bataille pour le leadership de l'opposition.

Comme aux européennes, le Nouveau Centre d'Hervé Morin, les Progressistes d'Éric Besson et la Gauche moderne de Jean-Marie Bockel seront invités à participer à des listes uniques de la majorité. Ce sera l'objet des prochains comités de liaison présidés par François Fillon et Jean-Claude Gaudin.

Aux européennes, l'UMP a certes dû laisser des places sur les listes pour ses partenaires. À l'arrivée, le nombre d'élus plus élevé que prévu a permis à chacun d'y trouver son compte : l'union sans privation. L'argument servira à nouveau pour les régionales. Les particularismes locaux inciteront sans doute l'UMP à rechercher une union plus large encore. Dans les Pays de la Loire, par exemple, une alliance avec Philippe de Villiers et ses amis peut s'avérer utile dès le premier tour.


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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /Juin /2009 14:01
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 09:29
 




























































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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 15:24


































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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 00:24

François Pinte
Le journal régional du 15 Mars 2009
C'est l'union sacrée contre la crise au Conseil Régional des Pays de la Loire

Ecoutez FBLO-15-mai-2009.mp3 FBLO-15-mai-2009.mp3 
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