Partager l'article ! La crise et le Pacte Républicain: La crise que nous traversons nécessite de prendre des mesures énergiques qui doivent être comprises par tou ...
La crise que nous traversons nécessite de prendre des mesures énergiques qui doivent être comprises par tous pour ne pas mettre en péril le fragile équilibre de notre pacte républicain, c'est-à-dire cette acceptation de vouloir vivre ensemble quelle que soit notre place sur l’échiquier social.
C’est donc trouver les reformes et les justes efforts capables d’être acceptés par tous.
Dans cette optique, je suis favorable à la proposition de Pierre Méhaignerie de demander une participation supplémentaire aux contribuables gagnant plus de 200.000 € de revenus.
Et j’y suis favorable quelque soit la source de ses revenus ce qui est une façon aussi de taxer un peu plus les revenus du capital.
Cet effort supplémentaire sur une assiette plus large de la population a l’avantage d’avoir à la fois, une vertu pédagogique (les plus aisés montrent l’exemple), mais aussi un effet plus significatif en terme de ressource que si nous imposions uniquement les contribuables à partir d’un million d’euros.
Pourquoi d’ailleurs ne pas y appliquer 2 taux : 1% à partir de 200.000 €, et 1,5 % à partir de 500.000 €.
Je suis aussi favorable à la réduction de certaines niches fiscales. Les dispositifs "SCELLIER" et autres doivent être encore plus orientés vers le logement social ou accessible au plus grand nombre et dans des zones de pénuries bien spécifiques. Les économies réalisées pourront être réservées au développement d’une politique encore plus incitative aux primo-accédants, et aux logements d’urgence où l’Etat n'assume malheureusement pas encore toutes ses responsabilités.
Les propositions du Premier Ministre de limiter les exonérations de charges sur les heures supplémentaires me semble aussi aller dans le bon sens.
Enfin, je trouverai assez raisonnable comme cela a été proposé dans un rapport avant l’été que les contribuables les plus aisés participent d’avantage aux études de leurs enfants au moins à l’université et ceci afin de garantir la réelle stabilité des coûts d’inscription pour les enfants des familles les plus pauvres.
L’égalité n’a jamais été pour nous la gratuité pour tous, mais de permettre à tous d’avoir accès au même service public en fonction de ses revenus.
Pourquoi ne pas appliquer un barème plafonné raisonnable en fonction du revenu et du coefficient familial.
Tous ces efforts demandés et acceptés par les plus aisés permettront à la population la moins sollicitée de mieux comprendre la nécessité de la réduction des dépenses « moins utiles ».
Je crois aussi que l’effort demandé sera mieux compris s’il est temporaire. Le contribuable est sans doute prêt à faire un effort important si on ne lui demande pas de le faire chaque année.
D’où l’importance et la pertinence de l’application en parallèle de la règle d’or comme garde fou à toute dérive future. C’est la contrepartie nécessaire à l’équilibre de notre Pacte qui peut parfaitement être comprise des citoyens les moins aisés.
L’heure n’est plus à la démagogie, le débat de la campagne présidentielle qui s’ouvre peut et doit être celui des choix, synonymes de responsabilité politique.
Les Politiques ont tout à y gagner.